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BETILLON & FREYERMUTH ARCHITECTES
hello@bfarchi.fr / 05.82.75.70.58 / 8 rue des Potiers, 31000 Toulouse

hello@bfarchi.fr / 05.82.75.70.58 / 8 rue des Potiers, 31000 Toulouse
copyright: 2019 / Design: Théo Abadon et Bianca Millon Devigne / Dévelopement: Damien Goubeau
(ci-dessus) Nature du projet: construction d'une maison de vacances en montagne / Maitre d'ouvrage: Clients privés / Surface: 150 m² / Coût= - €ttc.
(ci-dessus) Nature du projet: construction d'un spatioport, intégrant un simulateur de vol spatial / Maitre d'ouvrage: La Cité de l'Espace, ville de Toulouse / Surface: 1010 m² / Coût= 2 700 000 €ttc. Images: Jeudi Wang
(ci-dessus) Nature du projet: réunion de deux appartements / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 103 m² / Coût= 75000 €ttc
(ci-dessus) Nature du projet: construction de 100 logements / Maitre d'ouvrage: Prémium Promotion / Surface: 4280 m² / Coût= 10 088 907 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Jairo Pinedo.
(ci-dessus) Nature du projet: 4 logements / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 300 m² / Coût= 600 000 €ttc. Copyright: Maxime Delvaux

Pour ce projet, nous avons imaginé que la façade existait déjà et que le programme devait s'adapter à ses ouvertures existantes. La contrainte que nous nous sommes imposée, en définissant d'abord la façade puis en y adaptant le programme, n'en a pas véritablement été une. Ce qui a finalement contraint ce projet est l'obligation en terme de stationnements qu'impose le PLU de la ville de Toulouse. Cette stratégie de façadisme couplée à l'utilisation de la brique, s'est même avérée payante car elle a permis de ne pas ouvrir le débat architectural avec les autorités de la ville, en leur servant une référence rassurante d'imaginaire de ville qui fonctionne. La brique est un sujet récurrent à Toulouse, ici, pour des raisons de budget, c'est une brique de parement. Nous avons utilisé cette contrainte de la façon la plus intelligente possible en donnant de l'épaisseur à la façade afin de ne jamais apercevoir la tranche des briques. La façade n'est pas qu’une surface plane, elle devient un volume. C'est ce déplacement, cette transformation minime mais essentielle qui fait le projet et signe aussi le bâtiment. Cette épaisseur “nouvelle” devient habitable : on peut en profiter pour mettre des plantes, une table ou s'allonger au soleil.

(ci-dessus) Nature du projet: réaménagement du rez-de-chaussée d'une maison / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 75 m² / Coût= 50 000 €ttc
(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'une piscine et d'une maison d'invités / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 55 m² / Coût= - €ttc. Copyright: Architectes
(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'ateliers municipaux / Maitre d'ouvrage: Mairie d'Aucamville / Surface: 995 m² / Coût= 475 000 €HT. Copyright: Maxime Delvaux et Architectes

Pour ce projet nous avons du convaincre la maitrise d’ouvrage que le partitionement de l'espace pouvait etre guidée par une autre logique que celle de la partition surfacique. Que des ateliers municipaux peuvent représenter une opportunité d’aménagement réflechi, qui concilie, à la fois les besoins de chaque pôle de travail et un choix esthétique revendiqué. Nous avons analysé les surfaces utiles de chacun des ateliers et négocié individuellment chaque m2 afin de proposer une cohérence globale, nouvelle, ambitieuse, et non pas un découpage en unités, en cellules individualisées et inégales.

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(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 71 logements / Maitre d'ouvrage: Belin Immobilier / Surface: 4870 m² / Coût= 7 300 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec BAST.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 136 logements / Maitre d'ouvrage: Promomidi + NFU / Surface: 8802 m² / Coût= 11 494 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec l'AUC.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 80 logements / Maitre d'ouvrage: SA Les Chalets / Surface: 3985 m² / Coût= 5 545 000 €HT.
(ci-dessus) Nature du projet: Réhabilitation d'un bâtiment en médiathèque / Maitre d'ouvrage: Ville d'Aucamville / Surface: 350 m² / Coût= 550 000 €HT.
(ci-dessus) Nature du projet: rénovation d'une maison en bord de mer / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 75 m² / Coût= 50 000 €ttc.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 68 logements / Maitre d'ouvrage: Nouveau logis Méridional / Surface: 4525 m² / Coût= 6 040 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec BAST.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 61 logements / Maitre d'ouvrage: Green City Immobilier / Surface: 4000 m² / Coût= 5 800 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec Scalène.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 13 logements / Maitre d'ouvrage: Toulouse Métropole Habitat / Surface: 990 m² / Coût= 1 292 000 €HT.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 102 logements / Maitre d'ouvrage: Vinci Immobilier / Surface: 7090 m² / Coût= 8 010 000 €HT. Master Plan: TAA
(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'un pôle culturel / Maitre d'ouvrage: Communauté de communes Aubrac, Carladez et Viadène / Surface: 1850 m² / Coût= 1 960 000 €HT. projet réalisé en collaboration avec BAST, Jean Baptiste Friot et Camille Frechou (paysage).
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 72 logements / Maitre d'ouvrage: Ametis - Idéom / Surface: 5520 m² / Coût= 6 900 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec TAA.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'un Gymnase / Maitre d'ouvrage: Ville de Villefranche de Lauragais / Surface: 1900 m² / Coût= 2 600 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec CTV. Copyright: Maxime Delvaux et Salem Mostefaoui

Dans un texte qu'il écrit en 2001, intitulé “l'esthétique par défaut, la beauté parfum vanille” l'artiste Etienne Cliquet définit les bases d'une nouvelle esthétique apparue sur internet de la relation entre l'homme et la machine. Elle se manifeste sous forme d'interfaces désuètes, simples, résultat d'une collaboration homme/ordinateur dans laquelle le design est totalement absent.
Le terme “vanille” utilisé ici, est emprunté au domaine de la programmation informatique. Les codeurs l'emploient pour décrire une interface-utilisateur simple et basique.
“Vanille” renvoie au parfum des glaces préféré des américains. Il est considéré comme le goût par défaut.
Dans le projet du Gymnase de Villefranche de Lauragais et plus généralement dans les travaux de l'agence, notre architecture dégage par son pragmatisme aussi de l'esthétique par défaut. Nous essayons d'éviter au maximum les écueils d'une architecture expressive, imagée. L'intérêt se trouver ailleurs: dans la générosité des espaces, dans la création d’une variété d’espaces, aux qualités climatiques ou lumineuses changeantes.
Lors du concours, nous nous sommes efforcés de répondre avec le même pragmatisme aux questions soulevées par le programme. Le gymnase se trouve sur un terrain en pente, à l'articulation de plusieurs autres équipements, une piste d'athlétisme un parking et un lycée. Le parti architectural en alignant les différentes aires de jeux crée un grand parvis surplombant, assurant ainsi liaison et cohérence entre les différents équipements de la zone.
L'esthétique proposée et l'interprétation simple mais radicale du programme, contribuent à donner à ce projet un goût d'architecture Vanille dans laquelle nous nous reconnaissons.

(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'un pôle culturel / Maitre d'ouvrage: Mairie de Balma / Surface: 1650 m² / Coût= 3 040 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec TAA.
(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 81 logements / Maitre d'ouvrage: Green City Immobilier / Surface: 6030 m² / Coût= 8 150 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec PPA.
(ci-dessus) Nature du projet: Rénovation et extension d'une mairie / Maitre d'ouvrage: Mairie d'Aucamville / Surface: 1593 m² / Coût= 2 525 000 €HT.
(ci-dessus) Nature du projet: Rénovation du hall d'accueil du laboratoire du CEMES / Maitre d'ouvrage: CEMES / Surface: 70 m² / Coût= 30 000 €ttc. Copyright: Maxime Delvaux et Architectes.

Inaugurée en 1959 par Charles de Gaulle, la géode du CEMES abrite un puissant microscope électronique. Lors de sa visite, le président de la république, impressionné par la modernité de cet équipement, décide de faire de Toulouse la capitale scientifique française. Depuis, la ville abrite un grand nombre d'écoles d'ingénieurs et des scientifiques du monde entier sont venus travaillés sur ce microscope.

(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 25 logements / Maitre d'ouvrage: SAS API / Surface: 2301 m² / Coût= - €ttc

C’est de la simplicité de la trame structurante de l’immeuble de logement “Pyrénées”, de la neutralité de son traitement, de ses détails, que nait la richesse de fonctionnement. Décollé du sol pour laisser le regard de l’automobiliste deviner la forêt derrière, le grand volume rythmé propose de généreux volume et une grande diversité de logements. A l’arrière, des jardins d’hiver tempèrent l’atmosphère des maisons, créent des terrasses en micro-climats qui étendent l’espace de vie vers l’extérieur.

(ci-dessus) Nature du projet: Construction d'archives et de bureaux en trois phases / Maitre d'ouvrage: CNRS délégation Midi-Pyrénées / Surface: 370 m² / Coût= 525 000 €ttc
(ci-dessus) Nature du projet: Rénovation d'une boutique de vêtement / Maitre d'ouvrage: Hall 2 / Surface: 225 m² / Coût= 15000 €ttc

Le centre ville toulousain a été occupé par des ateliers de confection, aux dimensions généreuses, qui désaffectés laissent apparaître des espaces et des structures, mélangeant briques, colonnes porteuses en métal, verrières.
Dans cette boutique Toulousaine dont le direction artistique se veut en marge de la concurrence l’architecture se devait d’être radicale et évidente.
Pas de décoration : seulement un grand volume blanc, des portants basic et des lanières en plastique pour partitionner l’espace. Ici les clientes sont des complices et viennent pour essayer, acheter ou seulement pour regarder la patronne confectionner sa collection sous la grande verrière. Au final l’architecture est un retour à l’essentiel, un fond neutre pour les vêtements.

(ci-dessus) Nature du projet: Réhabilitation et extension d'une Médiathèque / Maitre d'ouvrage: Ville d'Onet-le-château / Surface: 1900 m² / Coût= 1 800 000 €HT. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval Bory.

La réhabilitation de la médiathèque puise sa force dans l'analyse de l’existant et de ses possibilités, puisqu’elle conduit à une re-création. Le maître d’ouvrage souhaitait à la fois ouvrir la médiathèque à de nouveaux usages et répondre à des besoins techniques (vétusté de l’existant, inconfort) et spatiaux (surface supplémentaire, répartition variée).
En partant de l’indispensable réfection de la toiture, le projet réorganise complètement le programme, le développe sur deux niveaux, tout en conservant l’emprise de l’existant. Ce parti permet d’une part de générer un accès à l’étage, ouvert sur une terrasse ensoleillée, d’autre part de créer un gain de surface appréciable sans empiéter sur le parking, indispensable dans cette petite ville rurale. De l’extérieur, la lecture du projet est claire, identifiable par les deux nouveaux volumes en bardage inox, en double hauteur avec mezzanines.
La réflexion partagée sur les différents types d’usage conduit à l’intérieur à la création d’une variété d’espaces, aux qualités climatiques ou lumineuses changeantes. Les zones en double-hauteur génèrent une lumière permanente à 950 lux, tandis que certaines alcôves, au revêtement acoustique noir absorbant, isolent l’utilisateur de son environnement.
L’architecture est voulue peu expressive, dans une neutralité extrême. La peinture blanche unit l’ensemble et figure pour le personnel et les usagers la justesse des choix. La médiathèque est dotée grâce au 1% artistique d’une signalétique forte de l’artiste et graphiste Pierre Vanni.
Enfin, la confiance des responsables en une jeune équipe et l’intimité des échanges signent la réussite d’un tel projet. L’humilité et l’intelligence créent, dans un contexte a priori banal, ni totalement rural, ni vraiment péri-urbain, une réelle liberté. Naît alors l’intuition que c’est dans ce type de conditions que peut se faire aujourd'hui une architecture simple, à la fois modeste et ambitieuse.

(ci-dessus) Nature du projet: Construction de 55 logements / Maitre d'ouvrage: privée / Surface: 5573 m² / Coût= - €ttc

(ci-dessus) Nature du projet: Rénovation d'un plateau pour une occupation mixte, bureau et logement / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 80 m² / Coût= - €ttc
(ci-dessus) Nature du projet: Rénovation d'un appartement / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 60 m² / Coût= 65000 €ttc
(ci-dessus) Nature du projet: concours international / Maitre d'ouvrage: Hacocoto Inc / Surface: 1500 m² / Coût= - €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

Notre proposition trouve son origine dans l’analyse que fait J. Tanizaki de la différence entre les fondements de la maison japonaise et ceux de la maison occidentale, et plus spécifiquement dans la toiture, dans son fameux ouvrage de 1933. En tentant d’aller au-delà de cette analyse, nous nous sommes demandé ce que serait une maison si son toit, lourd et massif, faiseur d’ombre et protecteur, devenait le seul et véritable espace habitable? Si l’on enlève les murs, quelles qualités atmosphériques peut-on retirer de l’espace des combles? Un volume rarissime, connu de tous les enfants ayant joué dans un grenier. Des variations de température selon les niveaux, mais moins de pertes de chaleur. Un air toujours sec car bien ventilé. De la lumière, oui, mais pas partout, pour conserver ces zones d’ombres qui enrichissent la vie quotidienne. Le bois d’une charpente apparente et dense, dont les senteurs de l’essence parfument l’espace et apaisent ses occupants.
Ainsi, les huit maisons seront en fait huit toits, décollés du sol pour dégager la parcelle, permettant le stationnement des véhicules, l’accès au jardin et la lisibilité du paysage par une continuité du sol. Dans un mélange des typologies de logement à cour intérieure et de maison à patio, nous créons un grand volume en périphérie de la parcelle, laissant libre l’espace central, grand jardin partagé par les habitant. Générant alors un espace atypique aux caractéristiques d’un cloître, les huit maisons assemblées en bandes permettent de créer plusieurs typologies d’habitat dans une architecture pourtant très régulière, aux charpentes répétitives et identiques.

(ci-dessus) Nature du projet: rénovation d'un appartement / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 20 m² / Coût= 31 000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

Nous avons adopté une approche radicale et binaire, en étudiant les qualités spectrales de deux sources de lumière artificielle différentes. Pourtant méconnu, l’indice de rendu des couleurs (IRC) est un des critères fondamentaux pour apprécier la lumière, dépendant de sa distribution de puissance spectrale. Il qualifie sa capacité à renvoyer avec exactitude les couleurs d’une surface. Ici, une première phase a consisté à répartir des éléments de programme selon leur nécessité spectrale : quelles fonctions ont besoin d’un bon rendu des couleurs, quels espaces peuvent s’en passer? Cette première classification génère une hiérarchisation de l’espace : d’un côté la cuisine, le salon, où distinguer les couleurs s’avère nécessaire, d’un autre côté le lit et la douche pour lesquels une lumière monochromatique suffirait. La création d’un simple mur central constitue la première structuration de l’espace. Ce mur délimite deux volumes et devient le support de deux systèmes d’éclairage différents : des lampes au sodium basse pression à l’IRC nul, et des tubes fluorescents à l’IRC élevé. Chacune des deux sources produit une lumière d’environ 16000 lm. L’analyse précise de la répartition de la lumière dans l’espace indique le positionnement des fonctions, dans une forme de plan libre. Les deux sources pouvant être allumées indépendamment, des schémas d’éclairement différents apparaissent, laissant naître des usages imprévus dans telle ou telle zone du studio.
Le manque de lumière naturelle de ce petit studio a conduit le client à demander d’intervenir sur la question de l’éclairage artificiel.
Les qualités spectrales de deux sources différentes de lumière artificielle ont été étudiées.
D’un côté, un éclairage à l’IRC supérieur à 90 (des tubes fluorescents 940) à la température de couleur neutre (4000K), de l’autre la chaude lumière de lampes à sodium basse pression, à l’IRC nul. L’analyse précise de la répartition de la lumière dans l’espace indique alors le positionnement pour des usages optimum des fonctions: quelles fonctions ont besoin d’un bon rendu des couleurs, quels espaces peuvent s’en passer?
Dans cet appartement, l’utilisation du blanc est manifeste comme elle pouvait l’être dans l’exposition d’Yves Klein dans la galerie Iris Clert en 1958 présentant le « vide ». Le blanc, par sa neutralité, transforme chaque élément architectural, en une interface sensible permettant la représentation du parti architectural choisi, figure de la projection du concept. L’architecture ne raconte rien d’autre que cette approche radicale et binaire de l’organisation de l’espace.

(ci-dessus) Nature du projet: extension d'un groupe scolaire / Maitre d'ouvrage: Mairie de Onet-le-château / Surface: 3800 m² / Coût= 4 700 000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

Le quartier des Quatre Saisons est un lieu dynamique de la commune, avec de nombreux commerces et des équipements publics importants. Cependant ,comme de nombreuses villes moyennes qui se sont développées au gré des opportunités économiques dans les années 70, la ville ne peut pas revendiquer de schéma urbain clair. Il en résulte un certain nombre de dysfonctionnements typiques des développements peri-urbains : difficulté de la circulation piétonne, surconsommation du foncier, manque de repères urbains structurants.
Dans ce projet qui comporte à la fois une restructuration et un extension nous décidons de faire confiance à la trame existante de 1m75 et de la prolonger de façon systématique. En coupe, en revanche, le volume s'adapte librement au programme entrainant une distorsion verticale des poteaux génératrice d'espaces généreux. Dans ce quartier, sans véritable repère, la façade nord du projet est envisagée comme une authentique façade urbaine, tramée et rythmée, dégageant dans son prolongement une belle et généreuse place : la Place de l’Ecole.
A l'intérieur le traitement esthétique se veut rationnel : l'ensemble du bâtiment est pensé dans une forme et une ambiance de neutralité lumineuse, appuyant le discours d'une architecture qui ne cherche à raconter rien d'autre que ses qualités volumétriques et d'usages. Les couleurs viennent des matériaux et des fonctions. Elles laissent ainsi libre court à l'imagination des usagers.

(ci-dessus) Nature du projet: rénovation d'un restaurant / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 200 m² / Coût= 110 000 €ttc.
(ci-dessus) Nature du projet: concours international, deuxième prix / Maitre d'ouvrage: Hotel Liesma / Surface: 9500 m² / Coût= - €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

Notre projet développe un langage architectural dans lequel la dimension invisible du son prend forme. Le rythme binaire et la structure créés à grande échelle sont le support d'une infinité de modulations, de variations logiques en contrepoint et harmonie. L'architecture de l'hôtel n'est ici pas au service d'une formalité gratuite, il s'agit véritablement pour ce projet d'une composition acoustique de l'espace.

(ci-dessus) Nature du projet: construction d'une maison / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 111 m² / Coût= 170 000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

(ci-dessus) Nature du projet: Transformation d'une boutique sur rue en bureau / Maitre d'ouvrage: Betillon/Dorval-Bory et Ronan Coutris / Coût= 12000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory et Ronan Coutris.

Recherchant un lieu pour installer notre agence d’architecture; lorsque nous avons trouvé cette ancienne boutique, nous avons été séduits par la composition en trois parties de l'existant : une boutique sur rue, un atelier sur cour, et une grande cave voutée.
Le projet d'aménagement de la zone de bureau, sur rue, se devait d'être le plus rationnel possible du fait de la petite surface disponible.
La forme de l'existant, en profondeur, mono-orienté et avec une grande vitrine, impliquait de repenser l'espace – alors cloisonné – en un grand volume dans lequel la lumière pénètre de bout en bout. L'espace est alors divisé en bandes fonctionnelles longitudinales, les plans de travail ainsi que les rangements repoussés le long des murs, libérant ainsi une dilatation centrale, un espace informel de circulation.
Les plans de travail en contre-plaqué de bouleau et les rangements en partie haute, d'une basique simplicité, filent d'un bout à l'autre de la pièce, sans discontinuité, permettant une répartition flexible des postes de travail.
Dans cet espace le traitement du son devient un enjeu essentiel afin de maintenir un confort de travail pour chacun. La solution vient alors du plafond acoustique actif mis en place sur toute la surface de la pièce. Entièrement en mousse acoustique pyramidale, la surface absorbante piège les sons réverbérés par les autres surfaces du bureau, créant ainsi une atmosphère sonore apaisante dans l'espace. Le système de diffusion du son – de simples haut-parleurs mis à nu, positionnés en suspension dans l'espace – diffuse de façon particulière la musique, englobant alors le lieu.
L'atelier, quant à lui, devient une petite cuisine faisant office de salle de réunion, tandis que la cave accueille un atelier maquette et stockage.

(ci-dessus) Nature du projet: installation artistique pour l'événement national "imaginez-maintenant" / Maitre d'ouvrage:CDC de Toulouse / Surface: + infini / Coût= 11 000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Nicolas Dorval-Bory.

PAYSAGES EN EXIL cherche à créer, le long de l’hôpital de la Grave, un voyage expérimental dans lequel le visiteur est invité à explorer un paysage improbable, condensation de climats, mélange de Natures du monde entier. Le projet trouve sa genèse dans la description du phénomène des plantes vagabondes par Gilles Clément :
“Les plantes voyagent. Les herbes surtout. Elles se déplacent en silence à la façon des vents. On ne peut rien contre le vent. En moissonnant les nuages, on serait surpris de récolter d’impondérables semences mêlées de lœss, poussières fertiles. Dans le ciel déjà se dessinent d’imprévisibles paysages. Le hasard organise les détails, utilise tous les vecteurs possibles pour la distribution des espèces. Tout convient au transport, des courants marins aux semelles des chaussures. L’essentiel du voyage revient aux animaux. La nature affrète les oiseaux consommateurs de baies, les fourmis jardinières, les moutons calmes, subversifs, dont la toison contient des champs et des champs de graines. Et puis l’homme. Animal agité en mouvements incessants, libre échangeur de la diversité.”
(de Gilles Clément, Eloge des vagabondes - www.gillesclement.com)

(ci-dessus) Nature du projet: rénovation d'une maison / Maitre d'ouvrage: Privé / Surface: 78 m² / Coût= 70 000 €ttc. Projet réalisé en collaboration avec Thierry Castagné. copyright: Favarel

A proximité de Toulouse, les vallons du Lauragais sont parsemés de fermes basses en briques, simples constructions vernaculaires ponctuant le paysage.
La bâtisse à réhabiliter répondait typiquement à un tel cadre. Accueillante, celle-ci fait face à la campagne toulousaine, avec ses haies plantées de cyprès, d'aubépines, et ses clochers-murs rythmant le paysage d’une douceur florentine. Ainsi, pour donner à cette résidence une allure de villégiature, il s’agissait de retenir les caractéristiques d'une maison de vacances, de rechercher la dimension contemplative d’un tel lieu, propice au repos et au dialogue avec la nature.
L'intervention sur la façade relève alors d'une chirurgie de précision, avec ses deux incisions en béton au cœur de l'appareillage : opérer ainsi à même la brique dans la région n’est pas chose facile, le geste se doit d’être franc, assuré et assumé. Au pays où la brique se consomme aujourd’hui en plaquage, en bardage, en trompe l’œil et en fond de teint, ce projet a pour lui son honnêteté. L’honnêteté de clients qui savent écouter et comprendre, l’honnêteté d’un maçon qui accepte de travailler avec la complexité et l’honnêteté de son architecture.
Ici le dialogue entre les matériaux est authentique, le béton cautérise la brique, le verre filtre à peine la lumière qui inonde alors enfin le grand espace à vivre.
Depuis l’intérieur, on contemple alors le paysage en deux formats, deux façons de voir les choses… des fenêtres avec vue.

(ci-dessus) Nature du projet: réhabilitation de 2 maisons de ville en logement sociaux / Maitre d'ouvrage: Ville de Martel / Surface: 230 m² / Coût= - €ttc.

En se portant acquéreur de ces deux maisons mitoyennes dans le centre ancien, la commune de Martel souhaitait créer des logements sociaux et si possible quelques commerces.
Après plusieurs analyses et propositions de faisabilité, il s’est avéré que la solution la plus avantageuse quant à l’aménagement était de conserver uniquement la lourde façade de l’édifice, tout en dégageant une trame existant en filigrane dans le bâti ancien pour structurer le projet. Cette trame, d’environ 3.50m, permet d’organiser le programme de manière optimale et avec la simplicité de mise en oeuvre nécessaire dans ce type de logement. Au centre du carré, un module de la trame est retiré afin de laisser place à un noyau en béton brut s’étirant sur toute la hauteur, logeant l’unique circulation verticale du projet. Ce noyau dur, référence aux fameuses tours de Martel et leurs escaliers en colimaçon, supporte et articule tout le projet. Chacun des appartements est divisé en modules programmatiques, toujours selon notre trame carrée.
Les ouvertures extérieures ne sont quasiment pas modifiées, si ce n’est parfois pour les aligner ou en faciliter l’usage. Au lieu d’en exagérer l’aspect patrimonial, le projet cherche à neutraliser la façade existante dans une simplicité formelle extrême. De sobres volets coulissants viennent alors masquer discrètement les baies, la maison se fait alors silencieuse.